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  • Julie Bonnemoy

EN APNÉE

« Un grand pouvoir implique de grandes responsabilités ».

Cette phrase résonne dans ma tête accompagnée d’une question : comment trouver le juste équilibre entre prendre la mesure de son pouvoir et l’utiliser avec parcimonie, sagesse et humilité ?

Ça fait beaucoup je sais.


La réponse je ne l’ai pas. Je me prends la tête pour un truc que je sens en train d’arriver, un potentiel naissant, balbutiant, sans vraiment savoir quelle forme il prendra mais déjà je me mets en garde moi-même car je sens comme ce peut être plaisant d’avoir du pouvoir et comme ce peut être facile d’en abuser même sans s’en rendre compte.

J’ai si peur de mal l’employer, d’écraser les autres en m’émancipant, en transmettant, en m’éclairant, en partageant ma vérité, en devenant ferme dans mes idées, mes valeurs.

J’ai dit ferme, pas fermée.


Car en me déconstruisant, j’observe celleux que je considérais comme des « grands » tomber dans des gouffres de blessures oubliées qui ressurgissent, dans de la complaisance, dans des rivalités.

Évidemment dès qu’on nomme quelqu’un « grand », on se rapetisse…

Et je crois que cela fait partie du voyage de voir des maitres là où il n’y en a pas toujours pour ensuite démêler le « vrai » du « faux » : ce qui est juste pour soi.

Tout est apprenti-sage. Chaque passant est un enseignant.


Ce que je retiens donc c’est que nous sommes tous faillibles.

JE SUIS FAILLIBLE.

Je vous décevrai un jour si ça n’est pas déjà fait.

Pas que je le souhaite mais parce qu’en me choisissant à chaque instant cela arrivera peut-être. C’est un risque à prendre pour rester fidèle à moi-même.

Et ce risque nourrit une peur en moi, si vaste.

J’ai peur de me perdre, de vous perdre, de décevoir, d’être clivante.

En écrivant ces mots j’ai peur, et en même temps je sais que c’est inévitable.


Me choisir c’est renoncer au regard des autres et c’est aussi rencontrer mes démons intérieurs :

« Moi organiser des cercles ? Quelle idée ? Pour qui te prends-tu ? Des rituels sérieusement ? A qui serviront-ils ? Tu n’as pas assez d’expérience. Tu ne serais pas en train de t’inventer un personnage ? Tu pourrais faire du mal aux gens... Et tu penses vraiment gagner ta vie comme ça … ? »

Bla

Bla

Bla.


C’est fou comme ces voix résonnent fort dans ma tête et comme elles se concrétisent dans les bouches ou regards de mes amis, famille ou amour pour me « raisonner », bien qu’ils croient le faire par amour.

Et j’essaye de m’observer aussi quand je deviens celle qui donne des conseils que personne n’a demandé…


Heureusement que la voix de mon cœur chante plus fort …

Je sais qu’il n’y a qu’en essayant et en sortant de ma zone de confort que je pourrais savoir, sentir ce qui est juste.

Même si cela me semble être du grand n’importe quoi et peut-être une grosse erreur.

Et alors ? Si c’était une erreur ?

N’avons-nous pas droit à l’erreur ?

SI, J’AI LE DROIT A L’ERREUR.


Et qu’est-ce que c’est libérateur de le nommer.


Même si cela nous amène à faire des choses qui paraissent irrationnelles aux yeux du monde, parfois c’est une étape que l’on comprendra plus tard ou qui servira plus grand que nous et qui dévoilera son sens avec le temps.


Se laisser tomber vers ce qui nous appelle.

Et savourer la chute, l’embrasser,

Dans toute sa beauté,

Danser avec elle

Les yeux dans les yeux

De cœur à cœur.


Finalement, non je ne crois pas que ce soit l’atterrissage qui compte …

(d’ailleurs le film s’appelle La Haine.)


Qui peut vraiment savoir où nous allons atterrir ?


Jusqu’à l’atterrissage final, on retombera toujours sur nos pattes ou dans l’eau qui nous amortira.

Je sais que les éléments, la nature sont une ressource précieuse pour me ramener sur terre, me rappeler que je suis petite quand je me crois supérieure ou que je suis grande quand je me crois inférieure.

Une histoire de prisme, d’équilibre à trouver quand on est bloqué en macro ou en micro, dans la dualité.


Chacun de nous est son seul maitre à bord, le capitaine de son âme <3

Les « il faut », les « je dois », les règles obtues, les dogmes, les prisons de pensée,

je vous libère,

Pardonnez-moi d’avance si je réitère.

Et je vous en prie, montrez-moi où je m’égare.

Mon cœur reconnaitra toujours la vérité.


Je suis reine en mon royaume et n’imposerai aucune règle sur un autre territoire,

au mieux j’inspirerai.


D’ailleurs c’est ce que je fais de mieux


J’inspire, j’expire, et je partage


Love,


Julie


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